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ERMINE, Équipe de Recherche sur les MInorités Nationales et les Ethnicités, est un groupe de recherche pluridisciplinaire du CRBC, site de Rennes 2, Centre de Recherches Bretonnes et Celtiques, de l’université Rennes 2 (Université européenne de Bretagne), qui étudie les questions d’identité et de minorité dans une triple perspective théorique, comparatiste et régionale.
ERMINE organise un séminaire annuel, intitulé “Périphéries, dynamiques identitaires et pouvoirs sociaux”. Ce dernier se compose de neuf rencontres de travail, agencées de la manière suivante.
- Concevoir la diversité : trois séances de réflexion théorique portant sur des concepts tels qu’altérité, diversité, ethnicité, identité, minorité, nation, etc.
- Observer le monde : trois séances par an consacrées à l’étude de cas concrets de minorités ou à des comparaisons entre minorités.
- Penser la Bretagne : trois séances par an relatives à la société bretonne contemporaine.
ERMINE adopte une démarche résolument pluridisciplinaire, associant à sa réflexion sociologues, linguistes, spécialistes de littérature, philosophes, historiens et géographes. Son séminaire est ouvert à tous les chercheurs qui souhaitent participer à ses travaux, même extérieurs au CRBC.
ERMINE collabore avec des chercheurs de différents laboratoires et universités de Bretagne, notamment le CRAPE, Centre de recherches sur l’action politique en Europe, RESO, le laboratoire rennais de recherche sur l'espace géographique et les sociétés, et le CRBC, site de Brest.
ERMINE entretient, en outre, des relations scientifiques suivies avec des chercheurs de divers laboratoires et universités étrangers. Notamment, le Centre for Border Studies de l’université de Glamorgan au Pays de Galles (Royaume-Uni), la Graduate School of International Cultural Studies de l’université du Tohoku à Sendai (Japon), l’Institut d’Ethnologie et d’Anthropologie de l’Académie des Sciences de Russie, Moscou (Russie) et l’université de Tizi-Ouzou (Algérie).
Prochain séminaire : Vendredi 12 février 2010 de 10 h 00 à 12 h 00 à la MSHB |
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Michel Dispagne, maître de conférences HDR à l'université Antilles-Guyane, présentera une communication intitulée :
« Diversité culturelle et sociétés créoles : le vu, l’entendu, le dit linguistiques en contexte sociodiglossique dans l’utilisation de la langue créole, porteuse du paradoxe créolisation-décréolisation »
Résumé : « Que l’on réside en Guyane française, en Guadeloupe ou en Martinique voire que l’on traverse chacun de ces espaces géolinguistiques et socioculturels à l’écoute des langues circulantes et des formes linguistiques habituelles dans lesquelles elles sont exprimées, on observe que les pratiques langagières sont pratiquement les mêmes, que les locuteurs parlent autant le français que le créole. Ce bilinguisme marque l’une des caractéristiques de l’identité culturelle des antillais et des guyanais créolofrancophones mais également il indique de plus en plus sans tension apparente la vitalité de ces langues au sein de ces différents territoires. Le problème, c’est que ce bilinguisme cache une dévitalisation de l’une des langues, le créole en contact avec l’autre, le français. Au point que l’usage du créole aboutit en fait à fragiliser en profondeur celui-ci dans son identité et sa structuration de langue à l’insu même des usagers et à porter atteinte progressivement à l’identité sociosymbolique des locuteurs des régions précitées. Notre communication reviendra amplement sur cette problématique de créolisation en surface et de décréolisation en profondeur qui marque à la fois la langue et le sujet usager de la langue, d’une part et d’autre part, sur l’impact des notions de contact des langues et de diglossie. Elle esquissera quelques réflexions/réponses qui entendent alerter les locuteurs de ces régions et apporter des alternatives contribuant à freiner voire à inverser cette dénivellation de la langue créole et donc cette altération d’une partie de l’identité du sujet créolofrancophone sans toutefois porter préjudice à l’autre langue en usage, le français. »
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Le séminaire est ouvert à tous les chercheurs et enseignants-chercheurs qui souhaitent y participer, ainsi qu'aux étudiants, à partir de master.
ACCÈS À LA MSHB
• En sortant de la gare SNCF, sortie principale (Nord) : prenez sur votre gauche dès la sortie de la gare et repérez le pilier autour duquel attendent les taxis. L’entrée du Centre d’Affaires Gare Nord se trouve au pied de ce pilier.
• En arrivant depuis l’avenue Janvier : une fois devant l’entrée de la gare SNCF, orientez-vous sur votre droite et repérez le pilier autour duquel attendent les taxis. L’entrée du Centre d’Affaires Gare Nord se trouve au pied de ce pilier. |
| Programme des prochains séminaires : |
- 12 mars 2010 : Pierre Bouvier
« Les enjeux identitaires postcoloniaux »
- 9 avril 2010 : Ronan Le Coadic
« Les Bretons, des nègres blancs ? »
- Mercredi 12 mai 2010 (date à confirmer) : Edouard Glissant
« La créolisation » (titre provisoire)
- 21 mai 2010 : Albert Memmi
« Dominance et dépendance chez l’homme dominé»
- 4 juin 2010 : Nathalie Caradec
« Influence des intellectuels et artistes africains et antillais sur les écrivains bretons »
- Mars 2011 (date à préciser) : Christine Chivallon
« L’explosion mémorielle aux Antilles françaises et la révélation de mémoires anonymes » (titre provisoire)
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Bretons, Indiens, Kabyles...
Des minorités NATIONALES ?
Que se passe-t-il quand un groupe humain absorbé par un autre ne se dissout pas complètement en lui comme le font le sel et le sucre dans un liquide ? Ce groupe est-il perçu comme un corps étranger inassimilable ou ses caractéristiques propres sont-elles progressivement laminées ? Cultive-t-il son originalité ou en a-t-il honte ? Reproduit-il sa différence ou la réinvente-t-il sans cesse ? Est-il méprisé et folklorisé ou manipulé et instrumentalisé ? Suscite-t-il des soubresauts de violence ? Fait-il l’objet de politiques publiques ?
Toutes ces questions se posent partout sur la planète. Un milliard de personnes appartiennent, en effet, aujourd’hui à des groupes victimes d’une forme ou d’une autre d’exclusion ethnique, religieuse ou, plus généralement « culturelle », soit environ une personne sur sept dans le monde.
Le présent ouvrage propose des apports théoriques destinés à concevoir la diversité ; il offre ensuite quatre études de cas relatives aux Basques et Catalans, aux Kabyles, aux Tatars et Bachkirs et aux Indiens d’Amérique du Sud ; enfin, il se penche sur la Bretagne contemporaine, que les apports théoriques puis le détour par l’étude d’exemples étrangers viennent, on l’espère, éclairer d’un jour nouveau…
Ont participé à cet ouvrage : Nathalie Caradec, Erwan Chartier, Suzanne Citron, Alain Dieckhoff, Nathalie Dugalès, Aurélie Épron, Ronan Le Coadic, Xavier Le Torrivellec, Yvon Le Bot, Jean-Jacques Monnier, Yves Plasseraud, Juvénal Quillet, José Antonio Rubio, Karim Salhi et Gilles Simon.
Ronan Le Coadic est sociologue, maître de conférences à l’IUFM de Bretagne.
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