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Thèmes des séminaires passés2009 - 2010
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Mercredi 3 juin 2009 à 17 h 00 àl’IUFM de Saint-Brieuc |
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| Mercredi 13 mai 2009, de 10 h 00 à 12 h 00, | |
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Sharif Gemie, historien, maître de conférences à l'Université de Glamorgan (Pays de Galles), présentera une communication sur le thème :
« Comment écrire l’histoire de Bretagne ? » Résumé :La Bretagne pose des problèmes singuliers aux historiens. D’abord, la question conceptuelle de l’histoire du territoire : écrit-on une histoire qui se déroule en Bretagne, ou peut-on écrire une véritable histoire bretonne ? Deuxièmement, comment représenter le rapport entre la Bretagne et la France ? L’histoire classique, c’est l’histoire d’une Bretagne arriérée, que la France mène dans la sphère de la modernité. Doit-on simplement renverser cette représentation, et décrire le rapport entre les deux comme une structure d’oppression ? Troisièmement, comment répondre à la problématique de l’histoire sociale, qui privilégie l’histoire du peuple et de la vie quotidienne ? En Bretagne, le peuple se tait, et les représentations de sa vie quotidienne sont effectuées par des observateurs extérieurs, qu’ils soient bretons ou français. Les questions de représentation sont vitales dans la construction d’une nationalité : on a même dit qu’une nation commence quand on raconte des histoires à son sujet (Homi Bhaba). Ceci dit, on note un autre point particulier concernant la Bretagne : la proximité entre les (proto-)mythes (proto-)nationaux bretons et les stéréotypes de l’exotisme celtique. Edward Said a décrit le processus de l’orientalisme, par lequel l’Occident a vu, représenté et même fabriqué un Orient. Peut-on dire que les Bretons ont collaboré à leur propre orientalisation ? Finalement, un point plutôt personnel : comme étranger, comment puis-je écrire une histoire d’un pays dont je ne suis pas citoyen ? Quel est le rapport entre l’histoire écrite de l’intérieur et de l’extérieur ? |
| de 13 h 30 à 15 h 30, | |
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Dominique AUPIAIS, historien, doctorant à l'Université de la Réunion, présentera une communication sur le thème : « La part bretonne et le fond celtique dans l’héritage culturel et politique de l’Inde, de Madagascar, des Mascareignes et des Seychelles » Résumé : L’histoire de l’océan Indien ne commence pas avec l’arrivée des premiers Européens dans cette partie du monde à l’époque Moderne. Mais ils sont malgré tout à l’origine d’une interculturalité sans précédent. Les Bretons y prennent une part très active et apportent ainsi pour les siècles à venir une forme particulière de civilisation que nous appelons celtique. C’est particulièrement le cas dans l’archipel des Mascareignes jusqu’alors inhabité. L’île Bourbon au XVII° siècle, devenue par la suite La Réunion, reste l’exemple d’un terminus aquo unique au monde. Notre exposé montre dans un premier temps la naissance d’une communauté originale - dénommée les Petits Blancs - qui, dans les hauts de l’île, s’éloigne de la société esclavagiste du littoral et installe, dans la grande misère et un profond sentiment d’abandon moral, les prémisses de la créolité partagée conduisant au ciment de la société réunionnaise. Notre recherche doctorale actuelle a permis de mieux cerner le contexte historique et géographique de cette interculturalité naissante. La compagnie française des Indes orientales, créée par Colbert en 1664 et basée à Lorient à partir de 1666, a besoin d’un point de ravitaillement sur la route maritime des Indes. Elle choisit tout d’abord au sud de Madagascar le Fort Dauphin, comme l’ont fait d’autres compagnies avant elle, notamment celle du maréchal de La Meilleraye, gouverneur de Nantes et de Port Louis. Nous décrivons donc dans un deuxième temps la mentalité (cultures, croyances, rêveries) de ces premiers aventuriers venus pour la plupart de l’ouest de la France, leurs déboires dans la grande Ile et en Inde, mais également leurs succès commerciaux et sociaux qui initient le destin commun des hommes en le fixant durablement, donnant des Bretons l’image d’une adaptabilité, d’une tolérance culturelle et d’une résistance à l’hégémonie politique dont la Bretagne et les provinces limitrophes (Anjou, Normandie, Maine et Poitou) peuvent encore être fières ; ce qui justifie l’intitulé provisoire de notre thèse : « La part bretonne et le fond celtique dans l’héritage culturel et politique de l’Inde, de Madagascar, des Mascareignes et des Seychelles ». |
vendredi 24 avril 2009 à 10 h 00 |
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vendredi 13 mars 2009 à 10 h 00 |
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mercredi 4 février 2009 à 17 h 00 |
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vendredi 23 janvier 2009 à 10 h 00 |
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vendredi 5 décembre 2008 à 10 h 00 |
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vendredi 14 novembre 2008 à 10 h 00 |
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| Lundi 6 octobre, à 17h | ||
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Nathalie CARADEC, docteur en littérature française, membre associé de Préfics (EA 3270) et enseignante à l’Enssat (Lannion), présentera une communication sur "La Bretagne dans la littérature de jeunesse d’aujourd’hui" Résumé : Le livre de jeunesse est un domaine de l’édition en pleine expansion et il est intéressant de voir comment la Bretagne est présentée dans les récits destinés aux 8-12 ans. A partir d’un corpus d’ouvrages contemporains, nous avons répertorié des thèmes de prédilection, nous avons vu quels aspects de la société bretonne sont évoqués et quelle place est réservée au breton. |
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José Antonio RUBIO, professeur de sociologie, Universidad de Extremadura et Université de Nantes, présentera une communication sur "Pyromane ou pompier ? L'État espagnol face aux nationalismes" Résumé : Cette communication décrit les différentes politiques développées par l ´État espagnol envers les mouvements nationalistes de son intérieur, notamment les mouvements basque et catalan. Pour ce faire, il a pour base une métaphore, celle de l´État « pompier pyromane ». L´Etat se comporte en tant que « pyromane » tout au long du XIXe siècle, quant il entreprend une unification qui échoue. Incapable de mener à terme une politique de nationalisation performante au moment opportun, l ´État contribue par inaction, maladresse et brutalité à générer des tendances centrifuges contre lui. Le XXe siècle a été le temps de l ´État « pompier », c´est-à-dire celui d’un État qui mit en œuvre tout un répertoire de politiques en quête d´une solution au problème de son articulation territoriale ainsi qu’au problème des carences de légitimité aux yeux de certains mouvements politiques. Les stratégies visant à éteindre le feu métaphorique ont oscillé entre les actions répressives et centralisatrices et les actions d´accommodation et de pacte. Aujourd´hui, le cas espagnol est l´un des plus complexes d’Europe, en raison de son houleux passé, du délicat équilibre de forces qui cohabitent, et aussi en raison des heurts d´aspirations et de tendances diverses qui coexistent en son sein. |
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Juvénal Quillet, philosophe, et Ronan Le Coadic, sociologue, maître de conférences à l'IUFM de Bretagne, présenteront chacun une communication sur le thème des minorités nationales. |
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Résumé : Nombre de travaux, universitaires ou non, ont mis en évidence la collaboration de groupes nationalistes bretons avec l’occupant nazi ou avec le régime de Vichy. Cette collaboration s’observe aussi pour nombre d’autres secteurs de la vie politique française d’une part, de minorités nationales ou de peuples colonisés de l’autre. Une approche empirique du sujet a fait progressivement apparaître de nombreuses exceptions individuelles à ce qui était présenté comme une règle générale. Sans se cantonner aux milieux nationalistes de l’époque, finalement trop étroits pour justifier une nouvelle étude, le sujet a été élargi aux manifestations d’attachement à la Bretagne, de défense et de promotion collective (avant, pendant ou après la guerre) chez des Résistants. Une approche plus scientifique et organisée s’est vite heurtée à la rareté des sources écrites et à la fragilité des témoignages, du fait de la disparition rapide des acteurs et des difficultés à effectuer des recoupements sur tous les sujets. La recherche a mis en évidence la singularité de nombreuses trajectoires individuelles, au gré des événements, des informations, des fréquentations, des amitiés et des hasards. |
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Résumé : En mobilisant les concepts de la théorie économique, il est possible de définir les partis politiques comme des entreprises qui sont en concurrence sur le marché des choix publics. Pour convaincre et séduire les électeurs, les partis politiques définissent des positions politiques, des produits politiques. Or, comme une firme qui adapte son produit aux particularités d’un territoire, les partis politiques sont également amenés à moduler leurs prises de positions politiques en fonction des contextes territoriaux. Le cas des prises de position du Parti socialiste, entre 1974 et 1986, à propos d’un projet de construction d’une centrale nucléaire dans le Finistère, va illustrer l’impératif des partis politiques de prendre notamment en compte le poids des identités territoriales. Avant 1974, le PS n’avait pas de position spécifique sur l’énergie nucléaire civile car le débat sur l’opportunité de celle-ci n’avait pas lieu. Après 1974, l’accélération du programme électro-nucléaire français (« 200 centrales en l’an 2000 ») va conduire le PS à définir une position nationale, tout en modulant cette position dans les régions, comme en Bretagne par exemple. Il en a résulté une tension, un écart, entre une position nationale relativement favorable à l’atome civil et, par exemple, un « grand refus » des socialistes finistériens. C’est sans doute une des opérations les plus difficiles pour un parti politique que d’établir une cohérence entre un discours sur le plan national, tout en arrivant à prendre en compte les singularités régionales. La réussite du PS dans les années 1970-1980 tient sans doute dans sa capacité à maîtriser cet écart. |
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Résumé : Au cours de la décennie 1990, seize nouveaux Etats ont vu le jour en Europe, tous sur les décombres de trois fédérations communistes. Cette comptabilité qui ne prend en compte que le critère de la reconnaissance internationale ne donne qu'une image parcellaire et imparfaite d'une dynamique de revendication nationaliste beaucoup plus profonde qui, en Europe de l'Ouest, nourrit aussi des forces centrifuges (en Espagne, en Belgique et au Royaume-Uni en particulier). Notre analyse procédera en deux temps. D'abord, nous nous interesserons aux raisons qui ont conduit à la fragmentation de trois Etats fédéraux en Europe de l'Est ainsi qu'à la question des frontières des Etats nés de ces divisions. Dans un second temps, nous essayerons de comprendre pourquoi, à l'Ouest du continent, le principe nationaliste qui cherche, comme Ernest Gellner l'avait noté, la congruence entre culture et unité politique demeure si actif. |
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Résumé : La création de l'Union démocratique bretonne, en 1964, a ancré une certaine forme de revendication bretonne à gauche, alors que le nationalisme et le régionalisme bretons semblaient, jusqu'à cette date, plutôt connotés à droite, voir à l'extrême-droite. Pourtant, à y regarder de plus près, la revendication bretonne de gauche est bien plus ancienne qu'il n'y paraît. Des prises de position pro-républicaines du Gorsedd de Bretagne dans les années 1900 à des individualités comme le député radical-socialiste Pierre Gueysse ou l'écrivain Emile Masson, le premier Emsav avait déjà posé les jalons d'un discours breton progressiste. Dans les années 1920, se développe une tendance de gauche, majoritaire dans le Parti autonomiste breton (PAB) qui, dans les années 1930, s'exprime au sein de la Ligue fédéraliste de Bretagne ou au Parti national-révolutionnaire breton (PNRB). Malgré l'échec de ces mouvements, on retrouve ce discours de gauche dans des organisations comme les Bretons émancipés, proche des communistes, ou dans diverses organisations de résistance pendant l'Occupation. |
![]() - Bibliographie |
Résumé : Le concept de minorité au sens ou nous l’entendons aujourd’hui est une création relativement récente. Les conditions de son apparition jettent une lumière intéressante sur la situation contemporaine. Après avoir retenu une définition de la notion actuelle de minorité, nous chercherons dans une première partie à dégager les grands types de vécus minoritaires existant dans le monde aujourd’hui. Sur la base de cette classification, nous esquisserons dans une seconde partie une géopolitique des minorités et de leurs enjeux.
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Résumé : Depuis plusieurs décennies, on observe en Amérique latine une montée
de mouvements indiens combinant conflit social, visée démocratique et
enjeux culturels.
Apparus dans les années 60-70 en Equateur (fédération shuar), en
Colombie (Cric), en Bolivie (katarisme), ces mouvements se sont étendus depuis à presque tous les pays de la région. Nés à la
périphérie, au sein de groupes minoritaires ou de populations
importantes mais marginalisées et infériorisées, ils ont exprimé
d'abord des revendications socio-économiques catégorielles et des
demandes ethniques particulières, qu'ils ont ensuite projetées sur le
devant de la scène nationale. Certains ont acquis une dimension
transnationale (la mobilisation continentale contre la célébration du
cinquième centenaire de la Découverte en 1992 ; celle, plus discrète,
des Indiens mexicains en Californie), d'autres ont connu un grand
impact au-delà des frontières de la région (le soulèvement zapatiste
au Mexique, l'élection d'Evo Morales à la présidence de la République
en Bolivie). Ils ont mis en jeu des orientations culturelles
générales. |
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Nathalie Dugalès et Aurélie Epron nous ont présenté les recherches qu'elles mènent dans le cadre de leurs thèses de doctorat. |
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Karim SALHI, Université de Tizi-Ouzou (Algérie) « La Kabylie réinventée : l’identité face à l’épreuve du temps ». Par la diffusion des connaissances historiques, les Kabyles repoussent les frontières du temps au delà du repère abstrait qu’exprime le mot "zik" (le passé en langue kabyle). Ils élargissent ainsi l’"ère mémorielle" et réinventent une identité qui s’approprie les événements de l’histoire antique et médiévale (longtemps ignorés). Ce processus, qui s’amorce vers le début du XXe siècle, tente de réparer la césure provoquée par une perception du temps qui ne connaît pas de bornage et de datation. Il reconfigure les temporalités et alimente la mémoire collective en l’allongeant. Cette réinvention revitalise les processus de reconstruction/construction identitaires et répare l’image du Kabyle en le plaçant dans une autochtonie valorisée par l’histoire des Berbères en général. |
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Eamon O'Ciosain, professeur de français à l'université de Maynooth (Irlande). Cette communication portera sur les rapports entre la Bretagne et l'Irlande, rapports fort anciens. Une migration vers la France se développe à partir des années de 1590, la guerre de la Ligue en Bretagne, période où une ligue catholique se battait aussi contre les Anglais en Irlande. Jusqu'à 1720 environ, un afflux constant d'Irlandais arrive en Bretagne. Certains repartent au gré des circonstances politiques ou vers une autre destinaton en France (c'est le cas des militaires). Mais bon nombre d'Irlandais restent en Bretagne. Ils sont bien accueillis en tant que catholiques, semble-t-il. Les parrainages par les notables bretons sont nombreux, et témoignent d'une bonne intégration future. Dès la troisième génération, cette migration se fond dans la population bretonne, à quelques exceptions près. La population bretonne eut-elle un comportement particulier envers les Irlandais qui arrivaient assez nombreux dans certains endroits, notamment la Basse-Bretagne ? La communication du 20 avril étudiera ces phénomènes et proposera des analyses. |
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Suzanne CITRON
« Le mythe national ».
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Erwan Chartier, journaliste à ArMen et doctorant à Rennes 2
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Claire Guiu Le patrimoine immatériel est activé par différents acteurs au nom de l’identité, du territoire et de la mémoire. Les pratiques et manifestations dites « traditionnelles » se multiplient, et mettent en scène des imaginaires territoriaux. Elles sont l’objet d’initiatives politiques ou associatives de « jardinerie culturelle », visant à « déraciner », « enraciner » ou semer les danses et les chants folkloriques. Nous nous intéresserons ici au processus de folklorisation dans les Terres de l’Ebre, une région rurale et méridionale au sud de la Communauté Autonome de Catalogne, depuis le mouvement de la Renaixença (la « renaissance catalane ») jusqu’à aujourd’hui. Nous analyserons les liens entre les différentes étapes de la valorisation de la tradition, ses modes, localisations et idéologies, et les processus de construction régionale. Quels sont les liens entre folklorisation et territorialisation ? Comment ce sud catalan, zone rurale et frontalière peu définie, émerge-t-il à partir de la transition démocratique comme un territoire en projet appelé « Terres de l’Ebre » ? Par quels processus ce territoire marginalisé de la construction identitaire catalane, longtemps stigmatisé, se convertit-il en une campagne alternative et innovante, « traditionnelle » et catalane ? |
Bernhard Kitous
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John Loughlin, Professor of European Politics, Cardiff University, Senior Visiting Research Scholar, University |
Erwan Chartier, doctorant à Rennes 2
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Vincent Porhel, docteur en histoire contemporaine Les années 1968 sont en Bretagne, comme partout en France et dans le monde, des années de contestation. Pourtant la Bretagne a longtemps été reléguée au rang de région immobile, à l'écart des grands enjeux nationaux. Une étude approfondie de cinq conflits sociaux de 1966 à 1981 permet de remettre en cause cet à priori en soulignant la vitalité de la contestation sociale à l'œuvre en Bretagne dans les années 1968. Une contestation sociale qui prend un tour culturel quand les commentateurs dans le temps de l'événement et les acteurs sociaux évoquent une nouvelle identité au fil d'un discours régionaliste largement repris tant par les syndicalistes que par les médias. La confrontation avec la mémoire des témoins permet de resituer les contours de cette démarche identitaire qui entre en conflit avec les aspirations internationalistes qui caractérisent les années 1968 avant de retrouver une assise dans une patrimonialisation du politique à la fin de la période. |
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Communication d' Odette TOMESCU-HATTO , chargée d'études au CEVIPOF, Centre d'Étude de la Vie Politique Française, et chargée de cours à l'Institut d'Études Politiques de Paris. |
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Communication de Philippe PESTEIL, maître de conférences d’anthropologie à l'université de Corse « Culture et politique en Corse : considérations autour du Reacquistu » |
Résumé : En Corse à partir des années 1960 un mouvement, plus tard qualifié de reacquistu (réacquisition) va se développer en réaction aux grandes tendances économiques (tourisme, agriculture de plaine) et aux perspectives qui devenaient celles de l'île. Suivant la classique inversion des stigmates les efforts vont tendre principalement à remettre en valeur une communauté agro-pastorale référence authentique de l'identité économique et sociale, une langue minorée source de l'identité culturelle menacée. Nous tenterons de préciser les caractéristiques majeures de ce vaste mouvement en suivant les pistes des modes d'expression culturels et politiques. Quarante ans après le début de ce sursaut, nous proposerons également une analyse visant à tirer les enseignements des grandes orientations choisies et de leurs conséquences sur la société Corse d'aujourd'hui.
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Communication de Björn LARSSON, écrivain et navigateur ; auteur, notamment, du Capitaine et les rêves (prix Médicis 1999). « Littérature, identité et nationalisme » |
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Communication de Juvénal QUILLET, philosophe, directeur de l'association SEPA, Site Expérimental de Pratiques Artistiques, et Ronan LE COADIC, sociologue, maître de conférences à l'IUFM de Bretagne, sur le thème de « l'identité » |
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Communication d'Olivier GORÉ, docteur en géographie de l'université de Rennes-2« L'inscription territoriale de la musique bretonne » |
Résumé : Principal vecteur de la territorialité bretonne, la pratique actuelle de la musique traditionnelle n’agit pas que sur la construction symbolique de la Bretagne. Les pratiques vocales et instrumentales actuelles, revendiquant un caractère breton et plus ou moins empreintes de tradition, s’inscrivent également dans la réalité quotidienne des rapports sociaux. Perceptible à l’échelle de la localité, cette emprise socio-spatiale de la musique traditionnelle s’exerce également au niveau régional. Mon intervention, en mettant en valeur les interactions entre culture et territoire et en soulignant la double fonction identitaire et patrimoniale de la notion de culture, a pour objectif de préciser la dimension spatiale multiscalaire d’une forme expression musicale en particulier, le fest-noz. La diffusion et répartition spatiale des festoù-noz, les pratiques et les représentations des acteurs (musiciens, public, associations organisatrices…) sont autant d’éléments qui contribuent à la territorialisation de la musique traditionnelle en Bretagne.
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Communication de Pierre-Jean SIMON, professeur honoraire de sociologie à l'université de Rennes-2« L'ethnicité » |
Résumé : Je me propose de revenir, dans le prolongement de mon essai sur La Bretonnité , sur quelques éclaircissements concernant le concept d'ethnicité que j'utilise pour désigner et décrire la bretonnité, plutôt que celui d'identité. Un terme dont, d'ailleurs, je ne m'interdis pas l'usage, mais en lui donnant un sens restrictif. Il me paraît en effet préférable de ne parler d'identité que pour les aspects subjectifs de l'ethnicité. De réserver, autrement dit, ce terme d'identité pour l'identification, le sentiment d'appartenance. L'ethnicité, l'ethnicité bretonne par exemple, la bretonnité, c'est l'identité sans doute, mais ce n'est pas seulement l'identité. L'ethnicité englobe l'identité, mais ne se confond pas avec elle.
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Communication de Gilles SIMON, doctorant en science politiqueL'effet des identités professionnelles sur les mobilisations sociales : le cas des mobilisations antinucléaires finistériennes (1975-1978) |
Résumé : Les identités professionnelles exercent des effets sur la dynamique des mobilisations sociales. Ces identités peuvent favoriser ou, au contraire, peuvent freiner une mobilisation. Dans le cas des deux mobilisations antinucléaires de Porsmoguer et de Plogoff, dans le Finistère, en 1975, l'identité professionnelle liée au monde agricole et celle liée au secteur de la Marine marchande ont par exemple exercé des effets inverses. Dans ces deux cas, la situation d'homologie sociale des députés par rapport à leurs électeurs est venu redoubler cet effet identitaire. Le mouvement breton étant principalement axé sur une problématique territoriale, la prédominance dans le jeu politique des identités à base sectorielle ne pourrait-elle pas expliquer le relatif échec du discours autonomiste à conquérir le champ politique régional ?
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Communication de Sharif GEMIE, maître de conférences à l'université de Glamorgan, co-directeur du laboratoire Centre for Border StudiesLa Galice, le Prestige et le mouvement « Nunca Máis » |
Résumé : En novembre 2002, le pétrolier le Prestige a coulé à environ 200 km des côtes de Galice. Cet événement a provoqué plusieurs crises dans la société galicienne et même en Espagne. Une crise écologique a, bien évidemment, suivi le naufrage mais, en plus, il s'y est ajouté une crise économique et une crise de culture politique. Cette dernière est symbolisée par le groupe Nunca Máis, un mouvement à la fois écologiste, populaire et nationaliste. Dans son exposé, Sharif Gemie considère ce mouvement comme un exemple du « patriotisme constitutionnel » dont parle Jürgen Habermas.
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Communication d'Aziliz GOUEZ, doctorante à l'EHESS et ingénieur d'études au LAIOS-CNRS (Paris)« D'une rive à l'autre : l'émigration des Bretons en Amérique du Nord » |
Résumé : Gourin, petite commune des Montagnes Noires, et New York, mégalopole américaine, sont les deux pôles d'une recherche dont l'ambition est de mettre à jour ce que l'émigration des Bretons en Amérique du Nord peut nous apprendre sur la place de la Bretagne et de ses habitants dans le monde contemporain. L'étude de l'émigration des Gourinois, phénomène qui couvre toute la durée du XXe siècle, permet, nous semble-t-il, d'aborder la « question bretonne » dans ses divers aspects (économiques, politiques et culturels) sans la circonscrire au strict cadre de la région ou de l'État-nation français. S'appuyant sur une série d'entretiens réalisés dans le pays de Gourin, nous nous efforcerons de retracer les trajectoires – géographiques, économiques, culturelles et existentielles – de ces « Bretons-Américains ». Trajectoires familiales complexes, qui s'enchaînent d'une génération à l'autre, et qui sont faites de va-et-vient entre les deux rives, d'intégration à la société américaine ou de retour au pays. Trajectoires qui reflètent des jeux d'appartenance sans cesse recomposés, éclairant toute la complexité des phénomènes identitaires dans un contexte globalisé.
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Communication de Hidetoshi Yanagawa, maître de conférences à l'université de Kagoshima (Japon) « Comparaison entre la Bretagne contemporaine et la situation actuelle des minorités japonaises (le Tôhoku, le Ryûku, etc.) » |
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Communication de Pierre Bouvier, Professeur de sociologie à l'université de Paris X - Nanterre « Socio-anthropologie des identités » |
Résumé : Les mutations des sociétés contemporaines induisent une nécessaire réflexion sur les modalités d’analyse des faits sociaux et de leurs identités. La démarche socio-anthropologique peut permettre d’aborder ces recompositions. Elle s’attache tant aux métissages entre données du présent qu’à la montée endoréique de traditions et de pratiques qui, contre toute attente, retrouvent des dynamiques et une nouvelle pertinence.
13 mai 2004
Communication de Roseline Le Squère,
Doctorante en sociolinguistique à l'université de Rennes-2
« Toponymie, identités culturelles bretonnes et développement
égional :
une analyse sociolinguistique de l'affichage public des langues de Bretagne »
Communication de Frans Schrijver,
Doctorant en géographie et aménagement de l'espace à l'université d'Amsterdam
« Les conséquences des politiques de régionalisation sur les
identités régionales et les mobilisations régionales et
régionalistes :
Recherche comparative sur la Bretagne, la Galice et le Pays de Galles »
22 avril 2004
Communication de Fañch Élégoët,
Maître de conférences de sociologie à l'IUT de Rennes
« Stratégies sociales : une sociologie de Bretagne »
11 mars 2004
Communication de Jean-Pierre Kervella,
Docteur en sociologie, enseignant-formateur à l'ITES Brest et à l'UBO « L'étude de l'identité par l'approche monographique : l'exemple de Plougastel »
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