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Thèmes des séminaires passés (anciennement Arbre)



2007 - 2008

  • Vendredi 14 mars 2008
Gilles Simon, doctorant en science politique à l'université de Rennes-1

Gilles SIMON, doctorant en science politique à l’Université de Rennes-1

« Prendre une position politique : le Parti socialiste finistérien face à l’atome civil (1974-1986) »

Résumé :   En mobilisant les concepts de la théorie économique, il est possible de définir les partis politiques comme des entreprises qui sont en concurrence sur le marché des choix publics. Pour convaincre et séduire les électeurs, les partis politiques définissent des positions politiques, des produits politiques. Or, comme une firme qui adapte son produit aux particularités d’un territoire, les partis politiques sont également amenés à moduler leurs prises de positions politiques en fonction des contextes territoriaux. Le cas des prises de position du Parti socialiste, entre 1974 et 1986, à propos d’un projet de construction d’une centrale nucléaire dans le Finistère, va illustrer l’impératif des partis politiques de prendre notamment en compte le poids des identités territoriales. Avant 1974, le PS n’avait pas de position spécifique sur l’énergie nucléaire civile car le débat sur l’opportunité de celle-ci n’avait pas lieu. Après 1974, l’accélération du programme électro-nucléaire français (« 200 centrales en l’an 2000 ») va conduire le PS à définir une position nationale, tout en modulant cette position dans les régions, comme en Bretagne par exemple. Il en a résulté une tension, un écart, entre une position nationale relativement favorable à l’atome civil et, par exemple, un « grand refus » des socialistes finistériens. C’est sans doute une des opérations les plus difficiles pour un parti politique que d’établir une cohérence entre un discours sur le plan national, tout en arrivant à prendre en compte les singularités régionales. La réussite du PS dans les années 1970-1980 tient sans doute dans sa capacité à maîtriser cet écart.


  • Vendredi 8 février 2008
Directeur de recherche au CNRS, membre du CERI, Centre d’études et de recherches internationales

Alain DIECKHOFF, Directeur de recherche au CNRS, membre du CERI, Centre d’études et de recherches internationales.

« Division des Etats et nationalismes centrifuges en Europe »

Résumé :   Au cours de la décennie 1990, seize nouveaux Etats ont vu le jour en Europe, tous sur les décombres de trois fédérations communistes. Cette comptabilité qui ne prend en compte que le critère de la reconnaissance internationale ne donne qu'une image parcellaire et imparfaite d'une dynamique de revendication nationaliste beaucoup plus profonde qui, en Europe de l'Ouest, nourrit aussi des forces centrifuges (en Espagne, en Belgique et au Royaume-Uni en particulier). Notre analyse procédera en deux temps. D'abord, nous nous interesserons aux raisons qui ont conduit à la fragmentation de trois Etats fédéraux en Europe de l'Est ainsi qu'à la question des frontières des  Etats nés de ces divisions. Dans un second temps, nous essayerons de comprendre pourquoi, à l'Ouest du continent, le principe nationaliste qui cherche, comme Ernest Gellner l'avait noté, la congruence entre culture et unité politique demeure si actif.


  • Vendredi 18 janvier 2008
  • Erwan Chartier, journaliste à ArMen et doctorant à Rennes 2

    Erwan Chartier, journaliste à ArMen et doctorant à Rennes 2.

    « Les autonomistes rouges des années 1920 et 1930 en Bretagne »

    Résumé :   La création de l'Union démocratique bretonne, en 1964, a ancré une certaine forme de revendication bretonne à gauche, alors que le nationalisme et le régionalisme bretons semblaient, jusqu'à cette date, plutôt connotés à droite, voir à l'extrême-droite. Pourtant, à y regarder de plus près, la revendication bretonne de gauche est bien plus ancienne qu'il n'y paraît. Des prises de position pro-républicaines du Gorsedd de Bretagne dans les années 1900 à des individualités comme le député radical-socialiste Pierre Gueysse ou l'écrivain Emile Masson, le premier Emsav avait déjà posé les jalons d'un discours breton progressiste. Dans les années 1920, se développe une tendance de gauche, majoritaire dans le Parti autonomiste breton (PAB) qui, dans les années 1930, s'exprime au sein de la Ligue fédéraliste de Bretagne ou au Parti national-révolutionnaire breton (PNRB). Malgré l'échec de ces mouvements, on retrouve ce discours de gauche dans des organisations comme les Bretons émancipés, proche des communistes, ou dans diverses organisations de résistance pendant l'Occupation.

 

  • Vendredi 14 décembre 2007 de 10h00 à 12h30
  • Doctor Juris, Institut d'Etudes Politiques de Paris, CEIPI, Stasbourg, consultant juridique

    - Bibliographie

    Yves PLASSERAUD, Doctor Juris, Institut d'Etudes Politiques de Paris, CEIPI, Stasbourg, consultant juridique (1965-1995).

    « Les minorités ethniques, nationales et religieuses : essai de typologie »

    Résumé :   Le concept de minorité au sens ou nous l’entendons aujourd’hui est une création relativement récente. Les conditions de son apparition jettent une lumière intéressante sur la situation contemporaine. Après avoir retenu une définition de la notion actuelle de minorité, nous chercherons dans une première partie à dégager les grands types de vécus minoritaires existant dans le monde aujourd’hui. Sur la base de cette classification, nous esquisserons dans une seconde partie une géopolitique des minorités et de leurs enjeux.

    Séminaire d'Yves PLASSERAUD, Doctor Juris, Institut d'Etudes Politiques de Paris, CEIPI, Stasbourg, consultant juridique (1965-1995)

    Séminaire d'Yves PLASSERAUD, Doctor Juris, Institut d'Etudes Politiques de Paris, CEIPI, Stasbourg, consultant juridique (1965-1995).

 

  • Jeudi 8 novembre 2007 de 14h00 à 17h00
    Yvon Le Bot, sociologue, directeur de recherche au CNRS, membre du CADIS

    Yvon LE BOT, sociologue, directeur de recherche au CNRS, membre du CADIS.

    « Identités et action collective. Les mouvements indiens en Amérique latine »

    Résumé :   Depuis plusieurs décennies, on observe en Amérique latine une montée de mouvements indiens combinant conflit social, visée démocratique et enjeux culturels. Apparus dans les années 60-70 en Equateur (fédération shuar), en Colombie (Cric), en Bolivie (katarisme), ces mouvements se sont étendus depuis à presque tous les pays de la région. Nés à la périphérie, au sein de groupes minoritaires ou de populations importantes mais marginalisées et infériorisées, ils ont exprimé d'abord des revendications socio-économiques catégorielles et des demandes ethniques particulières, qu'ils ont ensuite projetées sur le devant de la scène nationale. Certains ont acquis une dimension transnationale (la mobilisation continentale contre la célébration du cinquième centenaire de la Découverte en 1992 ; celle, plus discrète, des Indiens mexicains en Californie), d'autres ont connu un grand impact au-delà des frontières de la région (le soulèvement zapatiste au Mexique, l'élection d'Evo Morales à la présidence de la République en Bolivie). Ils ont mis en jeu des orientations culturelles générales.
        Ces mouvements ont émergé et se sont développés dans une période marquée en Amérique latine par des bouleversements économiques et politiques : décomposition des Etats nationaux-populaires, soubresauts et effondrement des dictatures militaires, échec des mouvements révolutionnaires, instauration de régimes démocratiques et déferlement de la vague néo-libérale. Cette période a vu aussi le reflux des mouvements sociaux classiques (ouvriers, paysans, étudiants) et la montée de mouvements articulés autour d'identités culturelles et religieuses.
    Les luttes indiennes sont parmi les plus importantes et les plus significatives. Elles ont contribué à produire certains des principaux changements qui se sont opérés dans les sociétés latino-américaines et à en modifier l'image : émergence de la société civile, plus grande autonomie des acteurs, moindre dépendance à l'égard des instances politiques, affaiblissement de l'Etat et d'un modèle de nation homogène, fragmentation accrue.
    Elles sont aujourd'hui partie prenante des mobilisations contre les effets du néolibéralisme, et, dans certains cas (Bolivie, Equateur, Venezuela), des poussées néo-populistes qui résultent des destructions
    occasionnées par le néo-libéralisme ainsi que des échecs, des insuffisances et de la corruption de la démocratie représentative, Mais elles restent animées, le plus souvent, par des aspirations démocratiques, elles visent l'égalité dans la différence, elles s'efforcent d'établir des alliances avec des secteurs non indiens. Plus que d'autres actions collectives, elles cherchent à combiner droits sociaux, droits politiques et droits culturels.
    Séminaire d'Yvon LE BOT, sociologue, directeur de recherche au CNRS, membre du CADIS


  • Le Vendredi 12 octobre 2007, de 9h30 à 12h30
    Xavier Le Torrivellec, docteur de l’EHESS en histoire et Ater à l’INALCO (Histoire de la Russie)

    Communication de Xavier Le Torrivellec, docteur de l’EHESS en histoire et Ater à l’INALCO (Histoire de la Russie)

    «Tatars et Bachkirs au 20e siècle : Recompositions ethniques et pouvoir politique en région Volga-Oural »

    Résumé :   Les questions identitaires occupent une place centrale dans la vie des sociétés contemporaines. Le constat est unanime, mais les diagnostics divergent quant à la nature et la portée du phénomène. Pour y voir plus clair, nous proposons un détour dépaysant par la région Volga-Oural. Située au cœur de la Fédération de Russie, cette région est concernée par toute l’histoire russe et soviétique. Mais la région Volga-Oural est aussi, au nord de l’Eurasie centrale (cf. carte), une zone de peuplement altaïque et de confession musulmane : l’ancien royaume des Bulghars de la Volga, envahi par les Mongols puis par les Russes est aujourd’hui revendiqué comme leur patrie par les Tatars, les Bachkirs et les Tchouvaches. Les rivalités apparues durant les années 1970 entre les historiens de ces trois populations turcophones, se sont portées sur le terrain éminemment politique des statistiques démographiques. Après la disparition de l’URSS, les élites locales ont légitimé leur pouvoir en évoquant le droit des peuples à l’autodétermination : en république du Bachkortostan, les Bachkirs se devaient donc d’être plus nombreux que les Tatars. Pour comprendre la centralité du référent ethnique dans la vie publique des républiques nationales de Russie, il importe de resituer les phénomènes les plus contemporains de réappropriation identitaire dans l’histoire longue de l’acculturation à la modernité en se plongeant dans l’histoire de la territorialisation des tribus nomades, de leur inclusion classificatoire dans l’Empire de Russie et de leur éclosion nationale durant la modernisation soviétique. En effet, longtemps assimilée à celle d’un État purement colonial, la politique nationale soviétique a été réévaluée comme étant celle d’un État créateur de nations. Dans ce domaine, la rupture décisive semble s’être produite dans les années 1960-70. On assiste alors en URSS à une conjonction de phénomènes considérables : industrialisation et urbanisation, émergence d’une société civile, désidéologisation et montée en force de sous idéologies nationales. Un des points que nous souhaitons soumettre à la discussion est le constat d’une évolution concomitante dans ces années 1960-70, en URSS et en Occident, de décolonisation, de reflux idéologique et de montée des revendications régionalistes et identitaires.

    Volga - Oural



2006 - 2007

  • Le 15 juin 2007, de 9h30 à 12h30
  •  

    Nathalie Dugalès et Aurélie Epron nous ont présenté les recherches qu'elles mènent dans le cadre de leurs thèses de doctorat.

    Nathalie DUGALÈS : La Bretagne et les Bretons dans la presse, représentation sociale ou stéréotype ? Premiers résultats d'une analyse automatique d'un corpus constitué d'articles de la presse quotidienne nationale et régionale du 5 février au 6 mai 2007.

    Aurélie EPRON : Le gouren XIXe-XXIe siècle : l'invention d'un sport traditionnel.

     

  • Le 11 mai 2007, de 10h00 à 12h30
  • Karim SALHI

    Karim SALHI, Université de Tizi-Ouzou (Algérie)

    « La Kabylie réinventée : l’identité face à l’épreuve du temps ».

      Par la diffusion des connaissances historiques, les Kabyles repoussent les frontières du temps au delà du repère abstrait qu’exprime le mot "zik" (le passé en langue kabyle). Ils élargissent ainsi l’"ère mémorielle" et réinventent une identité qui s’approprie les événements de l’histoire antique et médiévale (longtemps ignorés). Ce processus, qui s’amorce vers le début du XXe siècle, tente de réparer la césure provoquée par une perception du temps qui ne connaît pas de bornage et de datation. Il reconfigure les temporalités et alimente la mémoire collective en l’allongeant. Cette réinvention revitalise les processus de reconstruction/construction identitaires et répare l’image du Kabyle en le plaçant dans une autochtonie valorisée par l’histoire des Berbères en général.

     

  • Le 20 avril 2007, de 10h00 à 12h30
  • Eamon O'Ciosain

    Eamon O'Ciosain, professeur de français à l'université de Maynooth (Irlande).

    « Immigration irlandaise en Bretagne au XVIIe siècle : devenir des immigrants, assimilation ou...? ».

       Cette communication portera sur les rapports entre la Bretagne et l'Irlande, rapports fort anciens. Une migration vers la France se développe à partir des années de 1590, la guerre de la Ligue en Bretagne, période où une ligue catholique se battait aussi contre les Anglais en Irlande. Jusqu'à 1720 environ, un afflux constant d'Irlandais arrive en Bretagne. Certains repartent au gré des circonstances politiques ou vers une autre destinaton en France (c'est le cas des militaires). Mais bon nombre d'Irlandais restent en Bretagne. Ils sont bien accueillis en tant que catholiques, semble-t-il. Les parrainages par les notables bretons sont nombreux, et témoignent d'une bonne intégration future. Dès la troisième génération, cette migration se fond dans la population bretonne, à quelques exceptions près. La population bretonne eut-elle un comportement particulier envers les Irlandais qui arrivaient assez nombreux dans certains endroits, notamment la Basse-Bretagne ? La communication du 20 avril étudiera ces phénomènes et proposera des analyses.

     

  • Le 23 mars 2007 après-midi
  • Suzanne Citron
    Suzanne CITRON

    « Le mythe national ».


       Suzanne Citron démonte la logique d'une histoire qui, confondant l'Etat et la "nation", occulte le passé des peuples vaincus ou colonisés, minimise ou ignore les fautes ou les crimes de pouvoir. Elle montre, d'autre part, comment notre historiographie nationale a été "fabriquée". Enfin, elle nous
    explique l'itinéraire personnel qui l'a amenée à critiquer le mythe national..

  • Le 6 janvier 2007 à 9 h 30
  •  

    Erwan Chartier, journaliste à ArMen et doctorant à Rennes 2

    « FLB-ARB, la tentation de la violence clandestine en Bretagne, en perspective avec les mouvements clandestins d’Europe occidentale ».

     

2005 - 2006

  • Le 12 juin
  •  

    Claire Guiu

     « Les processus de folklorisation dans la région des Terres de l'Ebre, au sud de la Catalogne espagnole »

    Le patrimoine immatériel est activé par différents acteurs au nom de l’identité, du territoire et de la mémoire. Les pratiques et manifestations dites « traditionnelles » se multiplient, et mettent en scène des imaginaires territoriaux. Elles sont l’objet d’initiatives politiques ou associatives de « jardinerie culturelle », visant à « déraciner », « enraciner » ou semer les danses et les chants folkloriques. Nous nous intéresserons ici au processus de folklorisation dans les Terres de l’Ebre, une région rurale et méridionale au sud de la Communauté Autonome de Catalogne, depuis le mouvement de la Renaixença (la « renaissance catalane ») jusqu’à aujourd’hui. Nous analyserons les liens entre les différentes étapes de la valorisation de la tradition, ses modes, localisations et idéologies, et les processus de construction régionale. Quels sont les liens entre folklorisation et territorialisation ? Comment ce sud catalan, zone rurale et frontalière peu définie, émerge-t-il à partir de la transition démocratique comme un territoire en projet appelé « Terres de l’Ebre » ? Par quels processus ce territoire marginalisé de la construction identitaire catalane, longtemps stigmatisé, se convertit-il en une campagne alternative et innovante, « traditionnelle » et catalane ?

 

  • Le 12 mai
  •  

    Bernhard Kitous

     « Identité et mode de faire-valoir : le droit coutumier slave et ses survivances contemporaines »

     

  • Le 10 février 2006 à 9 h 30
  • John Patrick Loughlin

    John Loughlin, Professor of European Politics, Cardiff University, Senior Visiting Research Scholar, University
    of Oxford

    « La gouvernance territoriale au 21e siècle »

  • Le 6 janvier 2006 à 9 h 30
  •  

    Erwan Chartier, doctorant à Rennes 2

     « Morvan Lebesque : le masque et la plume d'un intellectuel en quête de Bretagne »

     

  • Vendredi 2 septembre 2005 de 9 h 30 à 12 h 30
  • Vincent Porhel, docteur en histoire contemporaine

     « La construction du discours régionaliste en Bretagne dans les années 1968 au travers de cinq conflits sociaux (1966-1981) »

      Les années 1968 sont en Bretagne, comme partout en France et dans le monde, des années de contestation. Pourtant la Bretagne a longtemps été reléguée au rang de région immobile, à l'écart des grands enjeux nationaux. Une étude approfondie de cinq conflits sociaux de 1966 à 1981 permet de remettre en cause cet à priori en soulignant la vitalité de la contestation sociale à l'œuvre en Bretagne dans les années 1968. Une contestation sociale qui prend un tour culturel quand les commentateurs dans le temps de l'événement et les acteurs sociaux évoquent une nouvelle identité au fil d'un discours régionaliste largement repris tant par les syndicalistes que par les médias. La confrontation avec la mémoire des témoins permet de resituer les contours de cette démarche identitaire qui entre en conflit avec les aspirations internationalistes qui caractérisent les années 1968 avant de retrouver une assise dans une patrimonialisation du politique à la fin de la période.


2004 - 2005

  • Vendredi 3 juin 2005 de 9 h 30 à 12 h 30
    Odette TOMESCU-HATTO , maître de conférences à l'Institut d'Études Politiques de Paris

    Communication d' Odette TOMESCU-HATTO , chargée d'études au CEVIPOF, Centre d'Étude de la Vie Politique Française, et chargée de cours à l'Institut d'Études Politiques de Paris.

     « Les langues régionales en Europe : l'Union Européenne, un levier pour les “sociétés civiles locales”. Étude comparative : Allemagne, Belgique, France, Pologne, Suède. »

    Il s'agit de la présentation d'une partie des résultats de l'enquête européenne CIVGOV, "Organized civil society and European governance", menée dans douze pays d'Europe et portant sur le régionalisme, l'anti-racisme et l'écologisme.


 

  • Vendredi 6 mai 2005 de 9 h 30 à 12 h 30
    Philippe PESTEIL, professeur de sociologie à l'université de Corse
    Communication de Philippe PESTEIL, maître de conférences d’anthropologie à l'université de Corse

      « Culture et politique en Corse : considérations autour du Reacquistu »

    Résumé :    En Corse à partir des années 1960 un mouvement, plus tard qualifié de reacquistu (réacquisition) va se développer en réaction aux grandes tendances économiques  (tourisme, agriculture de plaine) et aux perspectives qui devenaient celles de l'île. Suivant la classique inversion des stigmates les efforts vont tendre principalement à remettre en valeur une communauté agro-pastorale référence authentique de l'identité économique et sociale, une langue minorée source de l'identité culturelle menacée. Nous tenterons de préciser les caractéristiques majeures de ce vaste mouvement en suivant les pistes des modes d'expression culturels et politiques. Quarante ans après le début de ce sursaut, nous proposerons également une analyse visant à tirer les enseignements des grandes orientations choisies et de leurs conséquences sur la société Corse d'aujourd'hui.

  • Jeudi 7 avril 2005 de 9 h 30 à 12 h 30
    Björn LARSSON, écrivain et navigateur ; auteur, notamment, du Capitaine et les rêves (prix Médicis 1999)
    Communication de Björn LARSSON, écrivain et navigateur ; auteur, notamment, du Capitaine et les rêves (prix Médicis 1999).

      « Littérature, identité et nationalisme »

  • Vendredi 4 mars 2005 de 9 h 30 à 12 h 30
    Juvénal QUILLET, philosophe, directeur de l'association SEPA, Site Expérimental de Pratiques Artistiques
    Communication de Juvénal QUILLET, philosophe, directeur de l'association SEPA, Site Expérimental de Pratiques Artistiques, et Ronan LE COADIC, sociologue, maître de conférences à l'IUFM de Bretagne, sur le thème de « l'identité »
    Ronan LE COADIC, sociologue, maître de conférences à l'IUFM de Bretagne

  • Vendredi 4 février 2005 de 9 h 30 à 12 h 30
    Olivier GORÉ, docteur en géographie de l'université de Rennes

    Communication d'Olivier GORÉ, docteur en géographie de l'université de Rennes-2

    « L'inscription territoriale de la musique bretonne »

    Résumé :   Principal vecteur de la territorialité bretonne, la pratique actuelle de la musique traditionnelle n’agit pas que sur la construction symbolique de la Bretagne. Les pratiques vocales et instrumentales actuelles, revendiquant un caractère breton et plus ou moins empreintes de tradition, s’inscrivent également dans la réalité quotidienne des rapports sociaux. Perceptible à l’échelle de la localité, cette emprise socio-spatiale de la musique traditionnelle s’exerce également au niveau régional. Mon intervention, en mettant en valeur les interactions entre culture et territoire et en soulignant la double fonction identitaire et patrimoniale de la notion de culture, a pour objectif de préciser la dimension spatiale multiscalaire d’une forme expression musicale en particulier, le fest-noz. La diffusion et répartition spatiale des festoù-noz, les pratiques et les représentations des acteurs (musiciens, public, associations organisatrices…) sont autant d’éléments qui contribuent à la territorialisation de la musique traditionnelle en Bretagne.


  • Vendredi 7 janvier 2005 de 9 h 30 à 12 h 30
    Pierre-Jean SIMON, professeur honoraire de sociologie à l'université de Rennes-2

    Communication de Pierre-Jean SIMON, professeur honoraire de sociologie à l'université de Rennes-2

    « L'ethnicité »

    Résumé :   Je me propose de revenir, dans le prolongement de mon essai sur La Bretonnité , sur quelques éclaircissements concernant le concept d'ethnicité que j'utilise pour désigner et décrire la bretonnité, plutôt que celui d'identité. Un terme dont, d'ailleurs, je ne m'interdis pas l'usage, mais en lui donnant un sens restrictif. Il me paraît en effet préférable de ne parler d'identité que pour les aspects subjectifs de l'ethnicité. De réserver, autrement dit, ce terme d'identité pour l'identification, le sentiment d'appartenance. L'ethnicité, l'ethnicité bretonne par exemple, la bretonnité, c'est l'identité sans doute, mais ce n'est pas seulement l'identité. L'ethnicité englobe l'identité, mais ne se confond pas avec elle.

  • Vendredi 17  décembre 2004 de 9 h 30 à 12 h 30
    Gilles SIMON, doctorant en science politique

    Communication de Gilles SIMON, doctorant en science politique

    L'effet des identités professionnelles sur les mobilisations sociales : le cas des mobilisations antinucléaires finistériennes (1975-1978)

    Résumé : Les identités professionnelles exercent des effets sur la dynamique des mobilisations sociales. Ces identités peuvent favoriser ou, au contraire, peuvent freiner une mobilisation. Dans le cas des deux mobilisations antinucléaires de Porsmoguer et de Plogoff, dans le Finistère, en 1975, l'identité professionnelle liée au monde agricole et celle liée au secteur de la Marine marchande ont par exemple exercé des effets inverses. Dans ces deux cas, la situation d'homologie sociale des députés par rapport à leurs électeurs est venu redoubler cet effet identitaire. Le mouvement breton étant principalement axé sur une problématique territoriale, la prédominance dans le jeu politique des identités à base sectorielle ne pourrait-elle pas expliquer le relatif échec du discours autonomiste à conquérir le champ politique régional ?

  • Vendredi 12 novembre 2004 de 9 h 30 à 12 h 30
    Sharif GEMIE, maître de conférences à l'université de Glamorgan

    Communication de Sharif GEMIE, maître de conférences à l'université de Glamorgan, co-directeur du laboratoire Centre for Border Studies

    La Galice, le Prestige et le mouvement « Nunca Máis »

    Résumé : En novembre 2002, le pétrolier le Prestige a coulé à environ 200 km des côtes de Galice. Cet événement a provoqué plusieurs crises dans la société galicienne et même en Espagne. Une crise écologique a, bien évidemment, suivi le naufrage mais, en plus, il s'y est ajouté une crise économique et une crise de culture politique. Cette dernière est symbolisée par le groupe Nunca Máis, un mouvement à la fois écologiste, populaire et nationaliste. Dans son exposé, Sharif Gemie considère ce mouvement comme un exemple du « patriotisme constitutionnel » dont parle Jürgen Habermas.

  • Vendredi 8 octobre 2004 à 9 h 30
    Aziliz Gouez, doctorante à l'EHESS et ingénieur d'études au LAIOS-CNRS (Paris)

    Communication d'Aziliz GOUEZ, doctorante à l'EHESS et ingénieur d'études au LAIOS-CNRS (Paris)

    « D'une rive à l'autre : l'émigration des Bretons en Amérique du Nord »

    Résumé : Gourin, petite commune des Montagnes Noires, et New York, mégalopole américaine, sont les deux pôles d'une recherche dont l'ambition est de mettre à jour ce que l'émigration des Bretons en Amérique du Nord peut nous apprendre sur la place de la Bretagne et de ses habitants dans le monde contemporain. L'étude de l'émigration des Gourinois, phénomène qui couvre toute la durée du XXe siècle, permet, nous semble-t-il, d'aborder la « question bretonne » dans ses divers aspects (économiques, politiques et culturels) sans la circonscrire au strict cadre de la région ou de l'État-nation français. S'appuyant sur une série d'entretiens réalisés dans le pays de Gourin, nous nous efforcerons de retracer les trajectoires – géographiques, économiques, culturelles et existentielles – de ces « Bretons-Américains ». Trajectoires familiales complexes, qui s'enchaînent d'une génération à l'autre, et qui sont faites de va-et-vient entre les deux rives, d'intégration à la société américaine ou de retour au pays. Trajectoires qui reflètent des jeux d'appartenance sans cesse recomposés, éclairant toute la complexité des phénomènes identitaires dans un contexte globalisé.

  • Vendredi 17 septembre 2004 de 9 h 30 à 12 h 30
    Hidetoshi Yanagawa, maître de conférences à l'université de Kagoshima (Japon) Communication de Hidetoshi Yanagawa, maître de conférences à l'université de Kagoshima (Japon)

    « Comparaison entre la Bretagne contemporaine et la situation actuelle des minorités japonaises (le Tôhoku, le Ryûku, etc.) »

    Résumé : Les Japonais partagent la conviction que le Japon est une nation formée d'un seul peuple. Pourtant, l'histoire nous montre que certains peuples ou certaines régions ont été opprimés ou discriminés. Que signifie être minoritaire au Japon ? Quel avenir les minorités peuvent-elles attendre ? En cherchant des ressemblances avec le cas de la Bretagne, la communication présente deux régions : Le Tôhoku et les Ryû-Kyû.

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2003 - 2004

  • 17 juin 2004
    Pierre Bouvier, Professeur de sociologie à l'université de Paris X - Nanterre Communication de Pierre Bouvier,
    Professeur de sociologie à l'université de Paris X - Nanterre


    « Socio-anthropologie des identités »

    Résumé : Les mutations des sociétés contemporaines induisent une nécessaire réflexion sur les modalités d’analyse des faits sociaux et de leurs identités. La démarche socio-anthropologique peut permettre d’aborder ces recompositions. Elle s’attache tant aux métissages entre données du présent qu’à la montée endoréique de traditions et de pratiques qui, contre toute attente, retrouvent des dynamiques et une nouvelle pertinence.

  • 13 mai 2004
    Communication de Roseline Le Squère,
    Doctorante en sociolinguistique à l'université de Rennes-2

    « Toponymie, identités culturelles bretonnes et développement égional : une analyse sociolinguistique de l'affichage public des langues de Bretagne »

    Communication de Frans Schrijver,
    Doctorant en géographie et aménagement de l'espace à l'université d'Amsterdam
    « Les conséquences des politiques de régionalisation sur les identités régionales et les mobilisations régionales et régionalistes :
    Recherche comparative sur la Bretagne, la Galice et le Pays de Galles »

  • 22 avril 2004
    Communication de Fañch Élégoët,
    Maître de conférences de sociologie à l'IUT de Rennes

    « Stratégies sociales : une sociologie de Bretagne »

  • 11 mars 2004
    Communication de Jean-Pierre Kervella,
    Docteur en sociologie, enseignant-formateur à l'ITES Brest et à l'UBO
    « L'étude de l'identité par l'approche monographique : l'exemple de Plougastel »


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